Nous vous avions donné rendez-vous pour l'épisode n°4 de «Zoom sur...», ce dimanche 27 juin sur la page Facebook de l'Office de Tourisme pour une immersion complète dans ce petit coin de nature, jouxtant notre littoral: le site naturel des Orpellières.

En effet, c'est une réelle chance pour nous d’avoir accès à un tel espace naturel - avec une aussi grande diversité d'espèces végétales et animales - tellement bien conservé depuis toutes ces années qu'il a pu garder son aspect d'antan.

Revoir l'épisode n°4 de Zoom sur

Le gravelot à collier interrompu est une des espèces sensibles du site. Il ne mesure pas plus de 17 centimètres et en nichant à même le sable, ses oeufs sont vulnérables. C'est pour cette raison qu'il faut respecter le balisage établi sur le site afin de ne pas les piétiner.
En effet, le littoral était un vaste espace hostile, difficile à urbaniser, mêlant marécages, pré-salés et végétation dense. Peu de personnes se sont aventurées à s’y installer, préférant rester à l’abri, un peu plus en retrait, dans les terres. Pour ceux qui ont tenté leur chance au cours de l'Histoire, ils ont dû subir des attaques ennemies (par exemple, l'attaque lancée par Roger de Loria au XIIIème siècle) ou de nombreux dégâts suite aux crues de l'Orb.

La littoral n’était finalement pas beaucoup exploité mais plutôt destiné aux pêcheurs et aux travailleurs de la mer, en saison. Ce n’est qu’à partir des années 30 que de nombreux changements sociaux interviennent et que les conditions de vie évoluent : on viendra sur le littoral pour passer de véritables vacances notamment grâce à l'apparition des congés payés (voir illustrations ci-dessous).
Ainsi, un projet découlant directement de ces changements sociaux est né: la Mission Racine. Ce projet, qui a vu le jour en 1963, a eu pour but de développer le tourisme balnéaire sur toute la côte méditerranéenne en construisant des infrastructures, permettant d’accueillir les touristes en masse.

Le développement de ces grandes communes telles que La Grande-Motte, Carnon, le Cap d’Agde, Gruissan, Port Leucate etc. devait développer l'économie du tourisme sur le littoral mais également retenir les flux touristiques se dirigeant vers l’Espagne.
L'espace où se situe les Orpellières n'a pas été urbanisé, contrairement à ce qu'il s'est passé aux alentours:
Vue aérienne du fleuve Orb et de la commune de Valras-Plage
 
  • D'un côté, la ville de Valras-Plage, qui a une barrière naturelle: l'Orb. Cela a permis de concentrer le développement urbain du côté ouest du fleuve.
 
  • De l'autre, Sérignan-Plage, qui elle, s'est adaptée au milieu et s'est concentrée sur le développement d'infrastructures proches de la nature: des campings.
 
 

C'est lorsqu'un projet d'urbanisation a été évoqué que le conservatoire du littoral a décidé de racheter le site en 1980 et de le classer afin de continuer à le préserver; il a obtenu la classification "Natura 2000" en 2008.

Aujourd'hui, des travaux ont été réalisés afin d'aménager et de baliser le site. Le but: protéger et mieux accueillir les personnes qui souhaitent le visiter, avec, pour point de référence, une Maison de Site.

D'ailleurs, l'inauguration de cette Maison de Site se fera le week-end du 3 et 4 juillet 2021 où toute une programmation d'activités et d'animations a été pensée, pour petits et grands (cette programmation sera renouvelée tout l'été).
 
Notre série "Zoom sur" part en vacances pour laisser place à toute notre programmation de balades contées pour partager un moment convivial et culturel, de vive voix ! D'ailleurs, vous pourrez découvrir le site des Orpellières tous les lundis et jeudis de juillet, août et septembre, de 9h30 à 11h30. Nous vous attendons avec impatience.