C’est officiel depuis jeudi 9 juin : le port de plaisance de Valras-Plage a rejoint la communauté Nappex (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires) des 30 ports équipés de Biohuts® depuis 2014. Les petits poissons y sont désormais à l’abri des prédateurs !

Les élèves de Sébastien Vieu (classes de CM1 et CM2 de l’école de Valras-Plage) sont, à coup sûr désormais, les meilleurs ambassadeurs possibles des Biohuts. Vous savez, ces « nurseries à poissons » et « serres sous-marines », véritables outils de protection de la Méditerranée : les enfants ont suivi avec attention – et même enthousiasme – les explications et jeux proposés par Sabrina Palmiéri, responsable marketing d’Ecocéan, l’entreprise montpelliéraine qui a créé et installé les Biohuts dans le port de plaisance de Valras-Plage.

Sabina Palmieri, d’Ecocéan, avec les élèves de l’école primaire de Valras-Plage : on joue ensemble, pour apprendre à protéger la mer. (@ Jade Sablayrolles)

Ça s’est passé juste avant l’inauguration des 20 installations, pour amener les plus jeunes, par le jeu, à comprendre tous les enjeux de la démarche Biohut, ses mécanismes et son importance. C’est aussi pour ça que Jérôme Carvajales, pêcheur professionnel valrassien, a tenu à leur montrer, expliquer, raconter son métier, ses difficultés, ses inquiétudes, les techniques employées aussi, comme la pêche au filet.

Jérôme Carvajales, pêcheur professionnel, raconte et mime parfois tout ce qui fait son métier (@ Jade Sablayrolles).

C’est quoi, un biohut ?

C’est un système de cages en grillage métallique à maillage relativement large, accroché sous l’eau : soit en bordure de quai, soit aux piliers des pontons d’amarrage d’un port de plaisance. Une cage sur deux, est remplie de coquilles d’huîtres vides et lavées, issues de la production locale bien sûr, l’autre est vide et sert de « bouclier protecteur » aux petits poissons et plantes qui se réfugient et poussent sur le substrat des « cages à coquilles ».

Ce procédé de protection de la faune et de la flore a été inventé et breveté par l’entreprise montpelliéraine Ecocéan. Et ça marche, puisque depuis 2014, cette solution de restauration biologique du milieu marin a permis d’observer dans les ports plus de 300 espèces d’animaux et de végétaux marins !

C’est en tout cas ce que les élus de Valras-Plage, les représentants de l’agglomération Béziers Méditerranée, du Département, de la Région et de la Prud’homie des pêcheurs de Valras-Plage, les agents des ports ont constaté : en quelques mois à peine, les abris installés au bord du quai de la capitainerie et accrochés à plusieurs pontons du port, ont déjà vu se développer de nombreuses plantes aquatiques, et frétiller aux abords des bancs de tout petits poissons.

Les élus de Valras-Plage, de la communauté d’agglomération, les pêcheurs, agents du port : tout le monde écoute Sabrina Palmieri, parce que préserver la vie dans la Méditerranée est une mission commune (@Jade Sablayrolles)

Pari réussi donc, mais à suivre et à étudier de près, pour que Valras-Plage contribue durablement et efficacement au maintien des espèces animales et végétales en Méditerranée. Les agents du port y jouent d’ailleurs un rôle actif, en surveillant leur état, aux côtés d’Ecocéan, qui visite les Biohuts deux fois par an pour y noter de manière scientifique, l’évolution de la faune, de la flore, des habitats.

Monique

Comme un chat, elle a eu plusieurs vies, ici et là, vécu des histoires et des moments d'histoire. Mais toujours elle a cherché, dans les regards, les sourires, dans les mots comme dans les livres, archives des pays, territoires, villes qu'elle a parcourus, à saisir "la substantifique moëlle" (chère à Rabelais) des lieux et des hommes. Et qu'est-ce qu'elle aime les raconter, ces histoires, grandes et petites...