3 street-artistes montpelliérains ont transformé des coins de rues, de places de Béziers. Nikita, Sweo et Des 3 enfourchent leur imagination,  lâchent la bride à leur talent, attisent la curiosité et l’envie de se mettre en scène dans les « bouts de monde » inattendus, colorés, qu’ils peignent ici et là. On ne se lasse pas de revoir ses Anamophoses.

1- Place Jean-Jaures : Coupe du Monde de Foot 2018

Depuis le 15 juillet 2018, c’est un rêve : « on dirait que je serais Antoine Griezmann, et que je marque le péno au gardien croate (Subasic), en finale de la Coupe du Monde… » Ben allez-y, ici, Place Jean-Jaurès, avec la bénédiction de la statue de Paul Riquet. Et pour la peine, après, apéro sur l’une des terrasses de la Place.

2- Place Jean-Jaures : Le pont de singe

C’est pas Koh Lanta c’est sûr, il faut juste quelques secondes pour traverser ce pont de singe brinquebalant et imaginaire, mais tellement réaliste. Ça fait une photo de ouf.

3- Square Louis Barthes : Les colis de La Poste

En attendant le colis d’anniversaire de mamie, un p’tit cornet de glace à l’italienne chez Coco Mango, ça aide à patienter. En plus, il y a des chaises et des bancs, face à la Poste. Puis descendre la rue de la Citadelle, passer la Place du Coq d’Inde et prendre à droite, la rue des anciens Combattants.

4- Place de l’Hôtel de ville : Colonne Morris

Je mets mes pas dans les pas de l’abysse qui attire mes pieds. La colonne Morris se tient à carreaux au bord du précipice et je saisis l’urgence qu’il y a à profiter de l’instant : donc, cochonailles au Baricochon, une p’tite mousse à la cave à bières, un smoothie au Bar à jus, un T-shirt (au top) pour l’automne au B’3 Quatre ?

5- Place de l’Hôtel de ville : Béziers-piscine

Si seulement on pouvait plonger dans chaque lettre… Tiens mais c’est qui lui, le mec en marbre qui me regarde ? Il paraît qu’il s’appelle Pépézuc. Ok, un bon plan « découverte de la ville » à l’Office de Tourisme (il est juste en face), c’est aussi une idée judicieuse, je crois.

6- Place du Forum : Roses 1 et 2

J’arrose une rose, j’arrose deux roses et j’arrive rue Viennet. Au bout, il y a la cathédrale, le « must see » de la ville. Et entre les 2, « le sanglier qui chasse », LE Barber Shop de Béziers, pour une petite rectification de pilosité masculine.

7- Place de la Madeleine : Flamant-bouée

« Sous les pavés la plage », qu’ils disaient en mai 68. Il faut croire que c’est vrai, puisqu’ils ont laissé leur bouée là. Kitchissime le flamant, mais sympa. Avant de piquer une tête, faire un petit tour dans l’église de la Madeleine, un haut lieu de l’histoire locale (la population de Béziers y fut massacrée en 1209, pendant la croisade contre les cathares).

8- Rue de la République : la mare aux dalles

Un espace naturel au milieu de toutes ces pierres ? Jolie idée. Mon sens de l’équilibre impressionne la carpe koï apparemment :). Continuer via la rue Trencavel au coin de la maison rose, vers la rue, puis la place Saint-Esprit. Là, on fait demi-tour sur soi-même et… bingo : une fresque -en trompe l’oeil aussi-, qui raconte les séjours du compositeur Camille Saint Saëns à Béziers.

10- Place Lavabre : la fontaine au lotus et à la grenouille

On ouvre ses chakras, on écoute le bruissement de l’eau, on se régale d’une coque de Saint-Aphrodise dans la boulangerie voisine et on repart, léger et serein, arpenter la rue du 4 septembre. « La rue du 4 » pour les Biterrois. Au fait, histoire de briller en société: pourquoi avoir baptisé ainsi une rue ? Parce que le 4 septembre 1871, après la défaite de Sedan et l’abdication de Napoléon III, la républiqe est définitivement proclamée en France et qu’à Béziers, on est farouchement républicain.

11- Rue Guibal : le ballon de rugby

« Chope la gonfle et marque » auraient dit les anciens de Béziers, ceux qui ont connu l’extraordinaire épopée rugbystique du club (11 fois Champion de France tout de même). Ici le rugby, ça flirte avec la religion, alors on s’applique ! D’autant que le ballon est peint devant la boutique du club. Après on déjeune tranquille à l’Orangerie, petit détour par la galerie Guibal : on admire le plafond peint et on débouche sur les allées Paul Riquet.

12- Allées Paul Riquet : le ciel est dans les douves

C’est gonflé, d’avoir ouvert le sol des Allées Paul Riquet pour y peindre les galaxies du ciel. D’autant qu’à cet endroit précis, on marche sur les douves (comblées au XIXe s.) des anciens remparts de Béziers. Et oui. Faites le tour du théâtre et rencontrez Arlequin, qui anime la façade. De l’autre côté du rond-point, à l’angle de l’avenue Clémenceau et de l’avenue Foch, matez tout en haut : une fresque en trompe l’oeil rend hommage à Jean-Marie Cordier, ingénieur du XIXe siècle qui a amené l’eau courante dans la ville haute.

13- Allées Paul Riquet : l’escargot de St Aphrodise /trompe l’oeil l’Arlésienne

Devant chez Hippolyte, le coiffeur le plus connu de Béziers, à l’angle des Allées et de la rue du 4, l’escargot monte péniblement l’escalier, pour accéder au trottoir des Allées. Un escargot, quelle incongruité direz-vous ! Sauf que l’escargot est à Béziers ce que les moutons sont à Panurge et les poules à la basse-cour : pour en savoir plus, voir les conseillers en séjour de l’Office de Tourisme (place du Forum), après une pause au Café des Arts, et une halte devant la fresque dédiée à l’Arlésienne (excellent pour la culture gé.).