L' Office de Tourisme et l'agglomération Béziers Méditerranée s'engagent résolument dans "la révolution verte" : après avoir développé 192 kilomètres de sentiers VTT (en 11 boucles) et 5 sentiers de randonnée pédestre, voilà qu'arrivent les vélos à hydrogène. 10 d'entre eux, basés à la Maison du Site-Coche d'Eau, aux 9 écluses de Fonseranes, seront disponibles à la location dès le 15 juin prochain et jusqu'au 15 septembre.
 

Le vélo à hydrogène, c'est parfait pour faire le lien entre le site des 9 écluses de Fonseranes et le centre-ville de Béziers, mais aussi pour tous ceux et celles qui ont envie de se promener le long du chemin de halage du Canal du Midi : ils pédalent sans forcément le savoir sur "l'Eurovélo 8", la véloroute européenne qui suit le tracé du Canal des 2 mers (sur 750 km, pédalez le long de l’Estuaire de La Gironde, du Canal de Garonne et du Canal du Midi). !

Tarifs de location (caution par prise d'empreinte de Carte Bleue) :
2 heures = 10 €
1/2 journée = 20 €
1 journée = 35 €

Les vélos à hydrogène sont une alternative intéressante à l'assistance électrique, tout en obéissant au même cahier des charges. Ils sont fabriqués par une seule et unique entreprise en France et dans le monde : PRAGMA Industries, installée à Biarritz. Fruit d'un partenariat avec ENGIE, des designers, motoristes et  lancé en 2013, le vélo à hydrogène présenté et mis à disposition du public à Fonseranes est arrivé "à maturation" en 2019. C'est même le G7 organisé à Biarritz à l'époque, qui l'a fait connaître !

Si vous n’avez pas été trop traumatisés par vos cours de chimie au collège et au lycée, vous devez vous souvenir que l’hydrogène est le tout premier élément du tableau périodique. Composé d’un proton et d’un électron, c’est à la fois le plus simple, le plus léger et le plus abondant dans l’univers. On le trouve en quantité sur Terre, puisque notre bonne vieille planète est recouverte à 70% d’eau, dont les molécules sont formées de deux atomes d’hydrogène pour un atome d’oxygène : H2O CQFD ! 

Ces propriétés, mises en évidence dans la seconde moitié du 18e siècle par d’éminents chimistes comme Henry Cavendish ou Antoine Lavoisier, n’ont pas tardé à donner des idées à d’autres esprits brillants de l’époque, plus versés dans l’ingénierie. Ainsi, en 1799, Philippe Lebon prédit que le gaz hydrogène serait « une force applicable à toute espèce de machine ». Deux siècles plus tard, cette formule reste parfaitement vraie. Et on serait même bien tenté de voir dans l’hydrogène le sauveur providentiel de l’industrie du transport. 

Comment ça fonctionne ?

Pour résumer simplement son fonctionnement, la pile de 250 W contient une entrée pour l’hydrogène mais est aussi traversée par l’air extérieur chargé en oxygène. Leur combinaison produit une réaction qui va transformer l’énergie chimique contenue dans la molécule d’hydrogène en électricité et en chaleur, qui part ensuite vers le moteur intégré au pédalier.
Ces vélos possèdent une autonomie de 100 km, soit près du double d’un vélo électrique lambda, et indique en temps réel le nombre de kilomètres qu’il vous reste avant de recharger la pile à combustible. Cette opération, qui prend généralement quelques heures pour une batterie électrique, est réduite ici à … deux minutes !