Bérénice est une boule d’énergie solaire, au service du bien-vivre et du bonheur partagé. Cofondatrice d’Esprit Glisse à Sérignan, elle enseigne aussi l’économie et la comptabilité. Elle n’a pas peur de naviguer entre les univers, cette femme-là !

Professeure très sportive, monitrice pédagogue, Bérénice a tous les atouts nécessaires pour enseigner !

Pas une seconde, vous ne confondrez Bérénice avec sa tragique homonyme, reine de Judée et amoureuse déçue de l’empereur Titus, telle que Jean Racine l’a imaginée… Non non, si Bérénice Laurent la sérignanaise a une passion – en dehors de son mari et de ses enfants -, c’est bien celle de la transmission, de l’enseignement, du partage.

Histoire de canaliser sa vitalité débordante. « J’ai toujours été comme ça« , confie-t-elle. De la fac de sport à l’immobilier, puis de la banque au professorat son parcours (certes un brin atypique), suit un fil conducteur : le sport, notamment. « j’ai fait partie d’associations partout où j’ai vécu, pour enseigner la zumba, le fitness (…) » raconte-t-elle.

Depuis l’arrivée de la famille Laurent à Sérignan, la création d’Esprit Glisse relève de ce même principe : « parce qu’il nous a paru évident, dit-elle, de faire découvrir les sports Nature, lorsqu’on vit dans un cadre aussi exceptionnel ! » Le cadre ? C’est l’Orb, près de la passerelle Saint Roch. Et puis les Orpellières, pour des ateliers d’initiation. Et enfin des balades en mer « avec une nouveauté cette année, sourit Bérénice : on a investi dans des paddles à assistance électrique. Pour profiter du plaisir de la glisse, sans s’épuiser dans la houle : on a un nombre incroyable de demandes pour ces sorties-là « .

Donc, de Pâques à fin septembre, on côtoie Bérénice la monitrice sportive et chef d’entreprise. Durant l’année scolaire, la dame au regard d’azur est… professeure d’économie et de comptabilité, au lycée Jean-Mermoz à Béziers. Avec un grand plaisir « parce que ce que je vis avec Esprit Glisse, me permet parfois d’expliquer très concrètement à mes élèves les enjeux de l’économie, de la création et de la gestion d’entreprise ».

Bérénice « carbure » au partage

Bérénice Laurent et le tout nouveau membre de la famille, Taya (2 mois), sur un banc de Sérignan, près de l'Orb

Elle se dit « faite pour les échanges avec les gens », alors Bérénice enseigne aux lycéens comme elle initie les néophytes au paddle : en expliquant, rassurant. « C’est mon moteur, dit-elle, ce partage de moments, de sensations, de savoirs ».

Lorsqu’elle et son mari ont découvert le littoral à Valras-Plage et Sérignan, ils ont trouvé « qu’il était dommage de ne pas proposer des activités plus sportives et plus proches de la nature à la fois » et se sont lancés dans l’aventure « Esprit Glisse ». C’était en 2020, peu avant le premier confinement. « On a été étonnés de voir à quel point ça a bien marché, et de nouveau en 2021 » confie-t-elle. A croire que la pandémie a renforcé l’appétit des vacanciers pour des « séjours autrement ». De même que l’envie d’Esprit Glisse d’offrir à ses clients une « expérience totale », avec balade en paddle, « arrêt-apéro » à la table du Rive Gauche par exemple (les partenariats, c’est pas fait pour les nuls !), rencontrent l’assentiment du public, quelle que soit sa nationalité.

Esprit Glisse, saison 3

Aujourd’hui, Bérénice et son mari lancent leur troisième saison, dès les vacances de printemps, « et ça bouge, on évolue » sourit-elle. « On a changé de statut juridique, acheté de nouveaux paddles – on en a une trentaine cette année, haut de gamme et adaptés à tous les niveaux -, investi donc dans des paddles à assistance électrique ; on ouvre une 2e boutique « beach » à Sérignan-Plage, on reprend les ateliers aux Orpellières, on développe notre boutique éco-responsable avec la marque « Esprit Glisse » et on embauche deux jeunes »… Ouf ! Deux jeunes oui : mais de Sérignan « c’est important pour nous, martèle la mono, de faire travailler des gens d’ici ».

Quand on vous dit que Bérénice n’a rien d’une tragédienne… tous ces projets en témoignent. Cette toute nouvelle quadra a tellement de choses à faire, vivre. Et puis de toute façon, son prénom -d’origine macédonienne, comme Alexandre le Grand-, ne signifie-t-il pas « celle qui porte la victoire »? Bonne journée Internationale des Droits de Femmes, Bérénice.